Buteur cette semaine sur l’échiquier européen, l’attaquant espagnol veut confirmer en Ligue 1, du côté de Lorient ce dimanche (17h15).

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Le leader monégasque se prépare à vivre un combat dimanche à Lorient (17h15), contre une équipe qui l'a battu deux fois la saison dernière, et pour remédier à cela, Filipe Luis pourra compter sur Ansu Fati, enfin de retour de blessure.

L’Espagnol, qui s'est révélé au FC Barcelone à l'été 2019, alors âgé de 16 ans, est parfois déjà présenté comme l'un des plus gros gâchis de sa génération. Mais ce qu'il a démontré par bribes la saison dernière, notamment par sa capacité à marquer (11 buts en 25 matches de L1), a incité la direction monégasque à lever l'option d'achat de 11 millions d'euros, pour lui offrir un contrat jusqu'en juin 2030. Avec, en creux, la perspective de le voir s'émanciper enfin du club blaugrana.

Monaco me donne tous les outils pour me développer.

Ansu Fati

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«Quitter la maison n'est jamais facile, reconnaît le joueur. Mais je crois qu'ici, c'est le meilleur endroit pour continuer à grandir, progresser. Monaco me donne tous les outils pour me développer. La direction a su me convaincre. Et moi, j'ai vu que c'était idéal.» Pourtant, dès la reprise, Fati a enchaîné les problèmes musculaires et sa préparation a été tronquée. Il n'est revenu dans le groupe que pendant la dernière trêve internationale. Après avoir disputé un quart d'heure contre Toulouse la semaine passée, il a marqué jeudi à Sofia pour sa première titularisation, montrant ainsi qu'il n'avait pas perdu son sens du but.

«Il a joué 75 minutes à un très bon niveau d'intensité, a apprécié Luis. Physiquement, il a tenu et a fait tout ce que je lui ai demandé. Il a attaqué, défendu, pressé, pris les espaces. Son match a été très intense. Désormais, s'il parvient à adapter son corps à enchaîner les minutes à haute intensité, à l'entraînement comme en match, il tiendra toute la saison, sans aucun doute.» Selon son entraîneur, «Ansu a besoin d'être sur le terrain» afin «d'adapter son corps à répéter ce niveau d'exigence». «C'est le nouveau point clé avec lui», précise Luis.

Paul Pogba, «le grand frère»

D'ailleurs, l'international espagnol (10 sélections, deux buts), qui «travaille pour retrouver un jour» la Roja, sait qu'il doit désormais passer ce cap. Il avoue aussi comprendre qu'on puisse s'interroger sur sa capacité à y parvenir. «Je donnerais tout pour ne plus jamais me blesser (...) et je travaille au quotidien pour minimiser le risque de blessure, assure-t-il. J'espère qu'un jour, tout ça sera derrière moi. Il existe beaucoup d'exemples de joueurs qui ont fini par trouver un équilibre après de nombreuses années passées à se blesser. J'espère que ce sera bientôt mon cas.»

L'an dernier, Fati pouvait s'appuyer sur Paul Pogba, son «grand frère», dans les moments compliqués. Cette saison, sans le champion du monde, «c'est un peu difficile». Mais «La Pioche» n'est jamais loin. Vendredi, les deux hommes ont encore passé du temps ensemble. «C'est un super mec, raconte Fati. On parle beaucoup de football mais aussi de la vie en général. L'année dernière, il a été d'une grande aide pour moi. Tout a été plus facile avec lui pour m'adapter.»

Fati doit désormais enfin s'assumer seul. Après s'être «très bien senti» à Sofia, il entend «continuer à enchaîner les minutes pour progresser. Je suis de retour, je suis très content. Ne pas pouvoir être sur le terrain est ce qu'il y a de plus dur. J'y suis de nouveau, je mesure ma chance.» Et pour lui, rien n'est terminé : «J'ai déjà fait de grands matches. Mais le meilleur reste à venir.»